mercredi 22.10.08 : journée marathon
Réveil à 7h15. Aujourd’hui j’ai rendez-vous au cabinet avec Edith pour commencer la présentation des patients. On part à 8h… arrêt à la BOA au terrain (= Stade de l’Amitié) et 2ème échec pour le retrait, cette fois-ci « demande non effectuée »… on apprendra plus tard que toute la journée il y a eu des problèmes de connexion et donc impossible de retirer de l’argent aux distributeurs.
J’arrive donc 20 minutes en avance au cabinet : il est 8h40. Edith est déjà là, donc on discute un peu. Le patient arrive à 9h45 au lieu de 9h, normal ! C’est un aphasique de 25 ans.
Puis 2 absents. On discute donc de nouveau. Puis on prend zem pour le patient à domicile. Eh oui, Edith a sa moto en panne… à elle aussi ça lui arrive ce genre de pépins, personne ne peut y échapper ici !
On se rend à Cotonou, dans le quartier Guékomè. En cours de route, petite panne heureusement pas trop méchante du zem d’Edith… décidément !
On arrive chez le patient, un grand professeur en cardiologie (à la retraite officielle depuis 1991, mais toujours en activité jusqu’en 2007), victime d’un AVC l’an dernier, et qui depuis est aphasique.
Après la séance, on s’arrête manger dans un maquis non loin de là. Puis re-zem jusqu’à la Polyclinique Atinkanmey où nous avons rendez-vous avec 8 patients cette après-midi.
Journée terminée à 19h30. Je reprends zem jusque Dantokpa. C’est la nuit, c’est beaucoup moins rassurant, on n’y voit pas grand-chose ! Le zem me prévient de faire bien attention car les braqueurs profitent de la nuit, surtout à Dantokpa où en plus il y a toujours foule et où il est donc plus facile d’agir. Arrivée sur place, il faut que j’arrive à me dégoter un taxi parmi toute cette foule qui grouille. Pfffffffff… je galère vraiment. Puis un gentil gars vient m’épauler… c’est chouette. Au milieu de cette cohue je vois un homme sur-énervé en train de fouetter les zems pour qu’ils dégagent le passage afin que les taxis puissent venir s’arrêter. Je passe à deux doigts d’un coup de fouet monstrueux, et je prends donc un peu peur. Le gars qui m’accompagne se moque un peu de moi et me dit que je ne risque rien… mouai ! Bon en tout cas c’est cool un taxi pour Calavi arrive. Une foule se rue dessus comme d’habitude. Et vas-y que ça se pousse, que ça s’écrase, que ça se piétine… mon dieu, je ne suis pas sortie de l’auberge ! Seulement, je suis plus maligne que j’en ai l’air. Et au lieu de me ruer sur les sièges arrière où tout le monde se presse, je vais au niveau de la portière avant… problème : un homme d’un certain âge s’y trouve déjà assis ! Mais pas de souci pour lui, il me dit de monter et se pousse gentiment. A peine avoir fermé la portière, le taxi démarre. En 3 secondes à peine, il était rempli ! J’ai tout juste le temps, à travers la fenêtre ouverte, de remercier le gars qui m’a accompagné jusque-là. Sympas ces béninois !
Pfiou après environ une heure de route toujours les fesses coincées et les bras hors du taxi, je rentre à la maison : il est 20h30.
Douche-décrassage… que ça fait du bien. C’est bien simple, en revenant de Cotonou, on croirait que je suis méga bronzée et j’ai même un masque sur le visage avec la trace de mes lunettes… mais en réalité ce n’est que l’accumulation de la pollution et de la poussière… berk berk berk ! Mais je suis quand même pas mal bronzée aussi J !
Suite de l’épisode du portable. Noah a récupéré le portable ce soir et a inséré une puce Glo (un des réseaux du Bénin). Le portable marche à merveille. Seulement quand j’insère ma puce Areeba (autre réseau béninois), le portable recommence exactement les mêmes problèmes qu’auparavant ! Etrange ! Après ça, Noah remet sa puce Glo et rebelote, replantage… vraiment très étrange ! Mais bon à l’évidence, va falloir que j’investisse dans un autre portable !
Puis on mange : couscous. Il est 21h, et il se faisait vraiment faim depuis midi ! Ecriture du blog. Puis dodo, enfin !