samedi 13.06.09 : journée des pommes !

Publié le par hélène

Ce matin, je ne me sens pas en super forme. Je me lève avec plein de courbatures, un mal de crâne, pas de forces et pas envie de manger (chose bizarre pour moi qui ait toujours la dalle quand je me lève).

Noah doit se rendre à Cotonou en voiture ce matin avec Aurèle et Gildas, donc je décide d’y aller avec eux ; ils me déposeront à la clinique Mahouna pendant qu’ils feront leurs courses.

 

Dans la voiture, je sens que ça ne va pas bien… Bon arrivés à la clinque, Noah m’accompagne en consultation chez le médecin (médecin que je connais déjà de nom car j’ai pas mal d’ordonnances de mes patients à son nom !). Bref, en me posant quelques questions, il pressent déjà le palu car j’ai 6 signes ! Il m’ausculte quand même (température, tension, palpation ventrale). Bon, pour lui j’ai un palu associé à une infection intestinale (comme il y a 6 mois en fait, jamais l’un sans l’autre chez moi), je ne fais pas les choses à moitié, tant qu’à aller consulter autant que ce soit pour quelque chose !

 

Il m’envoie donc faire le prélèvement sanguin (= goutte épaisse) pour avoir un examen qui confirme son diagnostic. Le labo est juste à côté, c’est dans le même établissement, faut juste traverser un petit jardin en plein soleil.

Je me sens faible, mais bon je peux encore marcher. Par contre, chose que je n’avais pas prévue, c’est la photosensibilité (on ne supporte pas le soleil en cas de palu), et ça n’a pas loupé, d’un coup j’ai la tête qui tourne affreusement, j’ai un voile blanc devant les yeux, et boum badaboum, me voilà par terre (enfin je ne le sais pas encore !). Oui, oui je suis tombée dans les pommes. Noah bien sûr est pris de panique et crie au secours. Les infirmiers accourent et essaient de me lever pour me mettre sur un fauteuil roulant. Le docteur accourt à son tour, et ils me conduisent dans une salle sur un lit pour me garder en observation. Le docteur a dit que j’ai fait un « choc vagal », soit ! Bref, reprise de la tension, examen de la goutte épaisse et repos absolu.

 

Bon plus de peur que de mal. Mais c’est vrai que ça fait bizarre. Ca ne m’était encore jamais arrivé, mais on ne se rend même pas compte qu’on tombe, c’est trop fou. Je m’en suis rendue compte en ouvrant vaguement les yeux, en voyant toutes mes affaires éparpillées par terre avec moi et tout le monde s’agitant autour de moi.

 

Enfin voilà, après cet épisode palpitant (avouez ça faisait longtemps que je n’avais pas eu une telle chose à vous raconter, enfin quelque chose qui sort de l’ordinaire !), ben je me repose toute l’après-midi dans mon lit à la clinique.

Noah est aux petits soins, il a eu trop peur le pauvre : il me cherche des croissants, de l’eau, mon gilet (oui car on caille quand on a le palu même s’il fait 45° dehors)… Aurèle et Gildas aussi vont voir comment je vais. Et en attendant que je dorme un peu et que mon résultat sanguin ne soit prêt, ils vont faire leurs courses.

 

Il est 16h30 quand ils viennent me récupérer. Je peux sortir de la clinique avec mes ordonnances. Noah me tient fermement, histoire que je ne lui refasse pas le coup une deuxième fois !

Bon en route pour Calavi. Et là c’est le drame : des bouchons monstrueux. On fait donc un énorme détour par des petites routes, mais bon on arrive à bon port après près d’une heure et demi de route. Passage à la pharmacie.

 

Noah me dépose ensuite à la maison et lui part au garage. Bon ben moi à la maison, je grignote des pommes (après être tombées dedans, maintenant je les mange) et du riz avec une bonne dose de médocs et trois couches de vêtements et un drap. Je vous rassure, une fois que les médicaments agissent, j’enlève progressivement les couches, car maintenant c’est l’effet inverse, je sue !

 

Voilà, tout va beaucoup mieux déjà, on regarde même un film ce soir et on se couche à 23h. Vive les médicaments qui agissent très très vite !

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