vendredi 24.10.08 : objectif appartement

Publié le par hélène

Aujourd’hui, le programme est chargé. On part Noah et moi de la maison vers 9h à moto et sous un soleil radieux, direction Cotonou. Et cette fois-ci j’ai pensé au tartinage de crème solaire !

 

Première étape : chercher un appartement près du cabinet. Je montre le nouveau local à Noah. Puis on cherche des appartements dans les environs. Et ça commence plutôt très bien car on peut en visiter un dans la rue en face ! Un énorme salon, deux grandes chambres avec placards, une cuisine et une salle de bain, un petite terrasse… et le luxe : un gardien (qui peut laver la voiture et la moto, qui nous ouvre et nous ferme le garage, qui peu aller nous faire quelques courses…). Il nous plaît vraiment cet appart’, même s’il est un peu grand pour deux et qu’il faudra l’équiper… on va d’abord voir le prix et on avisera ensuite !

Nous partons rencontrer le propriétaire, un homme plutôt très riche ! Il nous annonce le prix : 100 000 FCFA (= 150 €). Cela peut vous paraître peu cher, mais pour ici c’est pas mal cher. En général, pour ce genre de produit, on peut compter maximum 80 000 FCFA (= 122 €). Sans compter qu’en plus du loyer, il faut payer l’eau et l’électricité ! On laisse donc tomber pour l’instant tout en continuant à y réfléchir. On passe tout le reste de la matinée à tourner dans tout le quartier à moto, à demander partout, à prendre des numéros de démarcheurs, à donner notre numéro… sans succès pour le moment !

 

Prochaine étape : retirer de l’argent. Puis direction la librairie Notre-Dame à Ganhi. Là je donne ma petite liste au vendeur qui se charge d’aller tout me chercher, puis je décide de ce que je prends ou pas. Passage à la caisse… Enfin, je vais pouvoir imprimer et relier mon matériel. Ca sera fin prêt pour lundi, j’espère !

Puis, toujours à Ganhi, je fais quelques photos d’identité, qui me serviront lors de l’ouverture de mon compte à la BOA.

 

Enfin, on va manger. On s’arrête au restaurant « O’Grill » (pour les connaisseurs, c’est le restaurant situé derrière le stand de Cool-Cool à Ganhi). cadre vraiment très sympa. A l’intérieur, beaucoup de yovos ! On regarde la carte, plein de choix et en plus les prix sont vraiment très très abordables. Par exemple : Noah a pris une tranche de porc, accompagnée d’amiwo pour 1900 FCFA (= 2,90 €) et moi j’ai pris ¼ de poulet avec frites à 1400 FCFA (= 2,13 €). Le jus d’ananas est à 300 FCFA (= 0,46 €). Bref, on a bien mangé et bien bu dans un cadre très sympa, pour pas grand-chose !

 

Après ce moment de saveur et de détente, on repart à moto à la BOA. Là, tentative infructueuse : la personne qui s’occupe de l’ouverture des comptes ne revient qu’à 15h. On ira donc faire ça à Calavi demain, certainement.

 

Puis c’est reparti pour la recherche d’un appartement. Cette fois-ci on s’attaque au quartier de Cadjéhoun. Après plus d’une heure et demi de balade dans quasiment toutes les rues, des demandes incessantes aux gardiens des immeubles, des numéros pris et donnés… aucun signe d’un logement vide. Effectivement Cotonou est vraiment saturé au niveau logement. Pfffffffff, c’est vraiment trop trop décourageant.

 

Il est 14h55. On se dirige au terrain car j’ai rendez-vous avec Edith à 15h15 pour la présentation à 2 patients. J’arrive à l’heure ! Je descends de la moto avec difficulté : je ne sens plus mes fesses, et mes jambes ont du mal à se souvenir comment on marche ! Une journée à moto, c’est vraiment éreintant, surtout avec les bosses, les secousses !

Bref, arrivée au cabinet, je vois qu’Edith est vraiment malade, elle part donc s’allonger et je prends en charge les deux patients. D’abord Sarah, petite fille de 6 ans avec retard de langage oral. Puis Noam, petit garçon métisse de 3 ans ½, avec à la base un bégaiement mais aussi trouble d’articulation. Donc pour l’instant on s’occupe de régler le problème d’articulation avant de s’attaquer au bégaiement, qui est plutôt léger.

 

Fin des séances, je rediscute encore pas mal avec Edith sur la suite. C’est compliqué pour moi, car les tarifs varient suivant les patients, le nombre de séances effectuées par patient est souvent inconnu, donc je ne sais pas s’il faut faire un bilan de renouvellement (d’ailleurs je crois qu’il n’y a pas vraiment de bilan de renouvellement de fait !)… en gros, pas mal de choses ne sont pas bien fixées et organisées, c’est souvent le flou ! Donc pas toujours évident à gérer pour moi !

 

Il est temps de rentrer mais dehors c’est le déluge. Ben tiens donc, juste au moment où je voulais rentrer ! Bon ça se calme doucement, donc je pars affronter la pluie… je ne suis pas en sucre, donc ça va ! J’essaie de me trouver un taxi, sans succès ! Pfffffffff…bon ben ça sera zem jusqu’à la maison. J’en laisse passer deux qui ne veulent pas me ramener pour 500 FCFA (= 0,76 €), tarif que j’ai toujours appliqué jusque-là pour rentrer ! Le prochain, il n’y a pas moyen, je ne le laisse pas filer. Au départ, il ne veut pas, il faut que je négocie sévère, mais avec mon petit talent de persuasion et un petit sourire, ça passe ! Merci monsieur !

Et c’est parti pour près d’une demi-heure de moto…encore !

 

Arrivée à la maison, je suis dégueu ! Eclaboussée par la boue, puis la poussière du matin qui collait sur ma peau grâce à la crème solaire, même mes lunettes sont dans un état pitoyable ! Donc dooooooouuuuuuuuche !

Après ça, Noah et moi discutons longuement de cette histoire d’appartement. On en fait part à Aurèle, Josy et Gildas pour savoir ce qu’ils en pensent. Pas évident.

Explication : deux solutions s’offrent à nous.

La première : on trouve un appartement à Cotonou. On doit payer le loyer, l’équiper, payer l’électricité et l’eau. Puis si on ne trouve pas juste à côté de mon boulot, payer également le transport. En gros, avec les courses en plus, il ne restera pas grand-chose à la fin du mois (enfin pour l’instant je ne sais pas du tout combien je vais pouvoir gagner les premiers mois, c’est pour ça que c’est encore plus le flou !)

La seconde : on reste à Calavi, dans la nouvelle maison de Félicien où un appartement de 1 chambre-1 salon-1 salle de bain-1 cuisine est réservé pour Noah. Là on aurait ni loyer à payer, ni électricité, ni eau ! Ca serait tout bénef. Le problème c’est le transport tous les jours jusque Cotonou.

Bref, tout ça est à réfléchir sérieusement. C’est notre questionnement incessant du moment !

Là avant de prendre notre décision, on attend également que les démarcheurs nous appellent pour voir s’ils ont trouvé quelque chose d’intéressant.

 

Bon après cette discussion de logement, on mange devant un autre film : Intelligence Artificielle. Puis on va se coucher en cogitant encore et encore.

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