lundi 13.10.08 : rendez-vous à l’école Montaigne
Matinée à Cotonou. On part à moto, sous un soleil radieux.
Passage au Consulat pour faire ma carte consulaire… papiers donnés, récupération de la carte vendredi.
Puis on part au service de l’Immigration béninoise. Je me renseigne pour la carte de résident, et là je me rend compte que ça va être bien complexe ! En gros, ils veulent un tas de papiers (genre extrait de casier judiciaire, certificat de visite médicale, attestation d’hébergement, carte consulaire…) et aussi des sous, pas mal de sous ! Donc bon.
Je pars au comptoir des visas pour me renseigner sur le changement de type de visa et sa durée. Là je tombe sur une dame qui n’a pas l’air de bien comprendre. Bon. En gros, je ne peux prétendre qu’à un visa de 3 mois renouvelable, il faut par contre que je change son motif, c'est-à-dire non plus « tourisme » mais « entrées et sorties multiples ». Bref, on verra bien.
Du coup dès que le contrat avec Edith est signé, je retourne à l’Immigration faire changer mon visa. Puis retour au Consulat pour les en informer… même si je ne sais pas trop à quoi ça sert vu que je ne fais pas la carte de résident, mais bon ! En espérant qu’ils ne me destituent pas de ma carte consulaire. Oulala, ces administrations, ils ne peuvent pas faire dans la simplicité !
Après ces quelques prises de tête administratives, j’ai rendez-vous à l’école Montaigne avec Mme Bordage, la psychologue scolaire.
Arrivée sur place, je suis abasourdie de voir que des yovos (à quelques exceptions près). C’est dingue, que des enfants yovos… plein de petites têtes blondes, c’est marrant ! Je ne sais pas combien ils sont (ni d’où ils sortent !) mais dites-vous que l’école Montaigne accueille les enfants de la première section Maternelle à la Terminale. Les élèves sont yovos, mais également tout le corps enseignant, pédagogique et administratif (secrétaire, directeur…). C’est vraiment une école française. Ils ont la rentrée scolaire le même jour qu’en France, suivent exactement les mêmes programmes, ont les mêmes horaires, se font envoyer les examens passés en France pour les faire ici et les renvoient en France pour correction… Tout le fonctionnement est français !
Les enfants ont leur chauffeur personnel. En fait les chauffeurs sont engagés par les parents pour les conduire et les attendre à la sortie de l’école. Certains béninois aussi ont des chauffeurs pour leur enfant. Le chauffeur est payé à rester devant l’école sauf si son patron lui a demandé de faire quelques courses pendant le temps de l’école.
Là les chauffeurs que je vois sont tous au volant d’un énorme 4x4 ou d’un autre genre de belle grosse voiture qui brille ! Waw.
Bon, je me présente donc au gardien car tout le monde ne peut pas rentrer comme ça dans l’école. Je suis ensuite accueillie dans le bureau de Mme Bordage. Elle est plus que ravie de ma venue et m’informe qu’ils ont des besoins énormes et qu’ils attendaient vraiment une ortho. Elle m’a bien dit qu’il y a Edith, mais apparemment il est plus difficile de convaincre les parents d’envoyer leurs enfants chez une béninoise… Elle me présente au directeur, lui-même plus que ravie de me voir, ainsi qu’à la secrétaire et à une enseignante qui s’occupe spécifiquement des élèves en difficulté. Tout le monde sans exception me répète qu’ils n’attendaient que moi, qu’ils sont plus que ravis… pour peu, je me prendrai presque pour le Messie J ! Apparemment des besoins il y en a donc pas mal !
Le directeur me propose également d’assister à leurs réunions sur le suivi de élèves, étant donné que je ferai « partie de l’équipe ». Il me propose également que je lui laisse quelques cartes de visite et qu’il sera ravi de les diffuser.
Accueil plus que chaleureux donc !
Retour à la maison. Douche-décrassage. Repas. Puis re-ordi !