jeudi 18.09.08 : rencontre avec le médecin

Publié le par hélène

La nuit a été courte : gros gros orage impliquant coupure de courant, donc plus de ventilo et à cause de la pluie et du vent, on devait fermer les fenêtres, donc on étouffait ! Puis quand la pluie a cessé, les voisins se sont décidés à piler de l'igname, ben voyons ! Et pour finir tous mes boutons de moustiques se sont réveillés et je peux vous dire que ça gratte vraiment beaucoup... manquait plus que ça ! Nuit plutôt agitée donc !

Bon aujourd’hui, Edith et moi avons rendez-vous avec le médecin Anne Apithy à son cabinet, près de l’hôpital Camp Guezo à Cotonou à 12h.

 

Je pars à 11h. Je vais sur la voie principale histoire de dégoter un taxi qui va à Etoile (un grand rond-point à Cotonou où se retrouvent taxis et zems). Sur la bord de la route, donc, j’appelle chaque taxi qui passe, mais voilà soit il est archi bondé, soit il va à Dantokpa (le grand marché). Au bout de 10 minutes, il y en a un qui s’arrête, seulement moi je trouve qu’il est déjà plein : 4 personnes à l’arrière et une dame pas trop fine à l’avant ! Mais apparemment pour le chauffeur ce n’est pas encore assez rempli ! Il m’ouvre la portière avant et je m’engouffre dans la voiture comme je peux. J’ai les fesses quelque peu coincées et je suis collée contre la portière, les bras à l’extérieur ! Je prie pour que la dame sorte rapidement ! C’est parti pour 1h de voyage et dans les embouteillages comme cela car finalement la dame ne sortira qu’à Cotonou !

 

Arrivée à Etoile, il pleut des cordes, des seaux mêmes ! A peine sortie du taxi, je suis déjà trempée. Je dois prendre zem jusqu’à l’hôpital de Camp Guezo. J’avais oublié l’horreur de prendre zem sous la pluie. J’ai le jean trempé et le reste aussi… en gros je suis prête à être essorée (et c’est vraiment sans exagérer). La pluie bat le visage avec la vitesse de la moto. Je ne vois pas à un mètre devant moi et je suis obligée de quasiment fermer les yeux à cause de la pluie… je me demande franchement comment les zems peuvent conduire dans ces conditions ! J’essaie de ne pas trop y penser, tant que j’arrive entière à destination, c’est ce qui compte finalement !

Arrivée à 12h20 à l’hôpital, je n’ai pour l’instant que 20 minutes de retard ! Bon pas d’Edith en vue. Je l’appelle, mais pas de réponse. Bon ben y’a plus qu’à explorer les environs à la recherche de ce fameux cabinet… sous la pluie bien sûr ! De toute façon je ne pouvais pas être plus trempée que ce que j’étais déjà ! J’essaie quand même d’éviter au maximum les mares d’eau… j’essaie d’éviter de tomber aussi, car ça glisse de partout et les tongs c’est pas ce qu’on fait de plus stables !

 

Après moultes demandes de renseignements aux gens, je finis par trouver le cabinet : il est 12h30 ! C’est un cabinet avec 3 médecins (yovos) et une kiné (béninoise). A l’intérieur, une secrétaire… puis tout est nickel ! Il y a même un baby-foot dans la salle d’attente !

La plupart des patients qui viennent ici sont des expatriés. Il y a quelques béninois venant d’une classe aisée. Le prix des consultations est identique à celui de la France.

Les médecins sont à la recherche d’un psychologue et d’une ortho afin de créer un cabinet pluridisciplinaire ! Ca tombe bien donc ! En fait ils étaient déjà en collaboration avec Florence Bada, souvenez-vous l’ortho complètement déjantée et incompétente au possible. La docteur nous a narré une infime partie des élucubrations de cette chère Florence et rien que ceci en dit long. En voici un petit aperçu :

- demander aux parents de lui ramener à chaque séance à manger

- demander aussi au gardijne de lui chercher à manger... or le gardien n'est pas à notre disposition, il est là pour garder, comme l'indique si bien son nom !
- faire des séances de groupe avec des enfants qui n’ont pas du tout les mêmes pathos

- ne respecter en rien le secret professionnel

- ne pas respecter les patients

- laisser les enfants faire ce qu’ils veulent dans le bureau : toucher à tout, casser, hurler, sortir et claquer les portes…

- manger dans le bureau pendant les séances

- commencer des séances sans même avoir fait de bilan préalable…

Et j’en passe bien sûr ! Bref… donc au bout d’un an, les médecins ont capitulé malgré plusieurs rappels à l’ordre ! N’empêche je ne sais déjà pas comment ils ont pu tenir un an avec elle !

 

Deux médecins (femmes) s’entretiennent avec nous. Je ne peux pas tout vous raconter dans le détail, mais en gros elles insistaient pour que je vienne travailler avec elles. Une ortho yovo dans leur cabinet, c’est un crédit de plus pour les patients ! Elles commencent déjà à m’expliquer comment on pourrait s’arranger pour les bureaux, comment ça se passe pour les rendez-vous… alors que je n’ai même pas encore signé ! Ce qui m’a beaucoup beaucoup refroidi, c’est qu’elles veulent 50%, pour les charges !! Je veux bien croire que l’endroit est cool, très bien équipé et que la patientèle est déjà habituée à y venir, qu’elles me feront de la pub…, mais bon je trouve ça vraiment très exagéré !

Puis j’étais venue dans l’idée d’aider Edith à développer son cabinet. Pendant l’entretien Edith a bien expliqué qu’elle ne désire pas travailler avec elles dans leurs locaux, car elle souhaite développer son cabinet et arrêter de courir d’un endroit à un autre en transportant son matériel. Puis une ortho ayant son propre cabinet, c’est plus crédible qu’une ortho qui vadrouille tout le temps ! Les médecins continuent d’envoyer des patients à Edith, et elle préfère cela. Le seul problème est que pour l’instant son cabinet se situe un peu en-dehors de la ville et que les expatriés ne se déplaceront pas jusque là. Edith leur a donc expliqué qu’elle est justement en train de chercher un autre local au centre ville de Cotonou.

 

L’entretien terminé, je discute des différentes possibilités avec Edith. Soit je bosse seule au cabinet des médecins, soit je bosse en collaboration avec Edith à son cabinet. Si je choisis cette dernière option, Edith recherche alors un cabinet avec 3 pièces (2 bureaux et une salle d’attente), cuisine et sanitaire, afin que je puisse avoir mon propre bureau.

Je penche pour le fait de bosser avec Edith. De plus, comme on sera située au centre ville, les médecins nous enverrons leurs patients sans problèmes, pas besoin de bosser dans leur cabinet !

Tout cela demande encore du temps pour se mettre en place. On m’a également proposé que je rencontre la directrice de l’école Montaigne, école française. En bref, je fais ma pub. Et tout le monde dit qu’il y a plein de besoins !

Autre bonne nouvelle : nous pourrons appliquer les tarifs français correspondant à la nomenclature, les patients étant remboursés !

 

Voilà pour le boulot.

 

Fin de discussion avec Edith. Il continue de pleuvoir. Edith, elle, est vraiment bien équipée : pantalon et veste imperméables ! Faudrait que j’investisse incessamment sous peu là-dedans aussi, car ce n’est vraiment pas marrant d’être trempée jusqu’aux os, et ça ne fait pas non plus très présentable !

Edith me conduit sur son scooter jusqu’à Etoile, toujours sous la pluie ! Dommage, j’avais presque commencé à sécher dans le cabinet du docteur ! De Etoile je prends taxi jusqu’à Calavi. Je suis la première dans le taxi, et là j’attend un bon quart d’heure avant de partir car le taxi ne part pas tant qu’il n’est pas bondé, rentabilité oblige ! Résultat : 3 à l’avant (avec le chauffeur) et 4 à l’arrière !

C’est parti jusqu’à Calavi, avec en ambiance sonore des vieilles chansons françaises : « Aline » de Christophe, « Capri, c’est fini », et j’en passe !

 

Rentrée à la maison plus que trempée, je file sous la douche froide (brrrrrr) car je suis toute cracra avec la boue qui gicle, puis je me change et je mange des frites ! Remarquez que je mange hyper équilibré ici, lol J !

Sieste. Puis DVD « L’Arme Fatale 4 ». Puis direction le garage pour enfin récupérer la voiture de Noah, réparée… enfin normalement !

On part manger au bar d’Alfred : spaghetti – saucisse pour moi, riz-aileron pour Noah !

Ecriture du blog et dodo !

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L
Ah Florence !!!!!! Que de souvenirs mémorables !!!! Et elle n'a pas changé on dirait ;)<br /> <br /> Gros bisous<br /> Yovo Laurette
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